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Ame en vague
Perdue dans
l’univers d’un autre,
comme un oiseau désorienté,
auquel sa cage dorée n’apporte,
que des ersatz de liberté.
Tes doigts
sur la vitre embuée,
essaient de dessiner la vie,
ton âme espérant raviver,
des songes depuis longtemps enfouis.
Entre deux
thés de réconfort,
entre deux gosses comme alibi,
tu rêves parfois un peu trop fort,
au vol des oiseaux paradis.
Alors tu
te pointe sur la toile,
tu tape un pseudo délavé,
cherchant en vain de nouvelles voiles,
pour échapper à tes marées.
Et ton sourire
parfois s’enflamme,
lorsqu’un virtuel encenseur,
à coups de mots, à coups de charmes,
redonne à ta vie une odeur.
Mais tu sais
déjà l’épilogue,
d’un troisième acte joué d’avance,
et quels que soient vos monologues,
l’inconnu n’a jamais sa chance.
Car t’avais
dis un jour amour,
à cette moitié qui te cloisonne,
et t’avais même juré toujours,
à ce sourire qui désarçonne.
Au fil du
temps lui s’est perdu,
dans les parfums d’une autre femme,
faisant exploser les vertus,
qui cimentaient vos maca d’âmes.
Oui il faudrait
que tu pardonne,
c’est le prix de ta liberté,
pour que lui redevienne cet homme,
qui de ton cœur trouve la clef.
Mais dans
ton univers doré,
tu fais perdurer l’échéance,
comme si ton cœur s’était allié,
à la douce morsure du silence.
Comme ces
oiseaux emprisonnés,
qui se rêvaient volant pleine-mer,
mais dont l’âme s’est habituée,
à de plus rassurantes frontières…
Stéphane
Prince
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