|
|
|
Calins d'eau douce
Que je les
aime ces doux matins,
où tu te glisses sous ma douche,
quand ton regard aux airs mutins,
sonde mon corps par escarmouches,
Et que ta
bouche emplie de rêves,
brave le timide rideau de pluie,
pour venir déposer tes lèvres,
sur les miennes encore endormies,
Quand nos
doigts patiemment explorent,
nos courbes par la nuit engourdies,
en dessinant des frissons d’or,
sur nos peaux crénelées d’envies,
Puis ajoutées
à nos caresses,
L’écume d’une mousse complice,
pour en intensifier l’ivresse,
enflammer monts et précipices,
Que j’aime
ces instants torrides,
sur fond de passions embuées,
qui dessinent sur nos flancs humides,
des vagues de désirs enflammés,
Mélange
d’eau et de malices,
où à coup de baisers mouillés,
on met le feu à nos délices,
sous un orage de volupté,
Pour que
nos corps enfin s’explosent,
dans un déluge de ruisselades,
qui sur nos âmes ravies déposent,
des flots de bonheur en cascades,
Puis immobiles
et rassasiés,
nos cœurs qui battent la mesure,
se laissent alors lentement bercer,
par l’eau qui s’écoule en murmures,
Que je les
aime ces matins douches,
où tu me mets l’eau à la bouche…
Stéphane
Prince
|