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Quand tu te jazz
Une lune blême
entre nuages,
s’essaie à calquer ses lueurs,
sur la surface des marécages,
qui s’illuminent en douceur,
Un air lourd, chargé
de rage,
sublime le parfum des senteurs,
enveloppe tout sur son passage,
puis change la vie en moiteur,
Et toi ma fleur de
Louisiane,
toi ma prêtresse vaudou,
toi qui as séquestré mon âme,
entre tes lèvres acajou,
Tu te déhanches
comme une flamme,
au son d’une mélodie velours,
qui se balance de vagues en lames,
comme une aubade à l’amour,
Quand tu te jazz,
quand tu me swing,
quand tout en toi chante Lou-is,
je meurs d’envie d’être ton King,
quand tes postures se Davies,
Quand tu te Miss,
quand tu me kiss,
quand tout en toi danse Lou-is,
mon blues se transforme en délice,
quand tes murmures sont Davies,
Nos corps s’avancent
dans le noir,
bercé par les notes du désir,
qui tombent en blanches sur ta peau noire,
et que mes mains viennent cueillir,
Nos bouches s’arriment
et se complotent,
en mille partitions endiablées,
que nos doigts savamment pianotent,
sur nos courbures enflammées,
Alors que mes sens
en déroute,
ne savent à quels seins s’avouer,
nos peaux s’embrasent à grosses gouttes,
nos regards se fondent en buées,
Et quand nos reins
enfin se trouvent,
au rythme des accords en transe,
Je deviens hot , tu deviens groove,
et on se dévore en cadences,
Quand tu te jazz,
quand tu me swing,
quand tout en toi chante Lou-is,
je meurs d’envie d’être ton king,
quand tes postures se Davies,
Quand tu te Miss,
quand tu me kiss,
quand tout en toi danse Lou-is,
mon blues se transforme en délice,
quand tes murmures sont Davies…
Stéphane
Prince
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