Préliminaires


Tarentule

Que j’adore ces accents gazelles,
qui sautillent en tes écritures,
dont tu rehausses tes voyelles,
pour en affiner la parure,

Et ces phrases aux allures dragonnes,
qui en tes guillemets se blottissent,
soufflant le feu de leurs consonnes,
sur des paragraphes complices,

Drapées de lettres serpentines,
qui s’insinuent entre virgules,
et s’enroulent en alexandrines,
autour de tes mots qui ondulent,

Mais de toutes ces créatures,
qui donnent vie à tes écrits,
et habillent tes littératures,
il y en à une que je chéri,

J’aime quand ta prose se tarentule,
le verbe fort et incisif,
prête à jouer des mandibules,
sur nos jugements trop hâtifs,

J’aime quand tes lignes tentacules,
lovées au cœur de tes nouvelles,
en virulents couplets bousculent,
les vrais qu’on croyait éternels,

Si je loue tes refrains de pie,
dont les parenthèses emprunteuses,
avec un sourire de chipies,
renferment tirades moqueuses,

Ou quand ta plume se fait panthère,
et les intonations félines,
donnant à certains de tes vers,
un goût de sagas libertines,

Je craque aussi pour ces points mouches,
en éternelles suspensions,
dont tu te sers par petites touches,
comme d’éphémères conclusions,

Mais de toutes ces créatures,
cachées au fond de tes récits,
qui embellissent tes tournures,
il y en a une qui me séduit,

J’aime quand ta prose se tarentule,
le verbe fort et incisif,
prête à jouer des mandibules,
sur nos jugements trop hâtifs,

J’aime quand tes lignes tentacules,
lovées au cœur de tes nouvelles,
en virulents couplets bousculent,
les vrais qu’on croyait éternels,

Je te le dis sans préambules,
J’aime te lire en tarentule….

Stéphane Prince