|
|
|
Toi, dont je parle si peu...
Un fleuve émeraude qui se la coule,
tranquille en attendant la nuit,
des arbres en reflets sur la houle,
un soir d’été plein d’harmonies,
Assise au bord des eaux volages,
regard perdu dans le lointain,
tu laisse défiler tes images,
tu as juste envie d’être bien,
Un soleil mauve de circonstance,
berce l’endroit de ses rayons,
je m’approche de toi en silence,
charmé par cette apparition,
Et me pose à quelques longueurs,
comme envoûté par ta présence,
tes yeux me décochent des lueurs,
qui me dévisagent en silence,
On se regarde et on se hume,
nos âmes se caressent à tâtons,
on se dit des mots pleins de brumes,
nos mains dessinent nos émotions,
Et sans prévenir tout se consume,
tout vibre en nous à l’unisson,
on sent déjà sur nous l’écume,
d’un amour en ébullition,
Tu te souviens de ces instants,
où en nos veines coulait le feu,
tu te rappelles ces doux moments,
toi, dont je parle si peu,
Tu te souviens de ces caresses,
de bonheur et de sentiments,
tu te rappelles nos nuits d’ivresses,
toi dont je ne parle pas souvent,
Très vite tu as su me défaire,
de mes célibataires couplets,
pour m’inviter dans ta tanière,
je t’ai suivie sans un regret,
Et on à parcouru le monde,
de Venise aux senteurs d’Orient,
pour voir si la lune était blonde,
si les étoiles étaient argent,
On a dansé toutes les musiques,
changé nos hivers en printemps,
transformé nos airs en cantiques,
et fait de nos vies un diamant,
On a construit des citadelles,
on s’est perdus de temps en temps,
parfois on a touché le ciel,
lutté aussi contre courants,
Et un beau jour dans une chapelle,
aussi petite qu’un écrin blanc,
nos cœurs en millions d’étincelles,
ont unifié leurs partitions,
Pour qu’enfin tu m’offre une nuit,
le plus merveilleux des cadeaux,
quand je t’ai vu donner la vie,
à ce petit prince rigolo,
Alors ce soir je veux te dire,
que malgré la blessure des ans,
c’est toujours toi mon avenir,
toi dont je ne parle pas souvent,
Alors ce soir sans un détour,
je dis combien je suis heureux,
d’avoir croisé ta route un jour,
toi, dont je parle si peu,
Toi, mon amour si précieux…
Stéphane
Prince
|